Les ateliers casting qui m'ont transformée
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Les ateliers casting qui m'ont transformée

On pense que les ateliers de casting sont des auditions déguisées. Ce n'est pas vrai. Ce sont des espaces d'une liberté rare, si on accepte d'y être vraiment vulnérable.

Il y a trois ans, j'ai participé à mon premier atelier intensif avec un directeur de casting parisien. Je pensais que c'était une opportunité professionnelle — et c'était aussi ça, évidemment. Mais ce que j'ai trouvé là-bas a changé ma façon de comprendre le travail d'actrice.

La première chose qu'il nous a demandé, c'est d'arrêter de jouer. 'Vous n'êtes pas là pour me convaincre de quelque chose,' il a dit. 'Vous êtes là pour exister.' J'ai mis deux jours à vraiment comprendre ce que ça voulait dire.

Dans un atelier de casting, il n'y a pas de bon ou mauvais. Il y a ce qui est vivant et ce qui ne l'est pas. Et la différence entre les deux n'est jamais une question de technique — c'est une question de présence. D'accepter d'être regardé sans se défendre.

Ce que ces ateliers m'ont donné, c'est une relation différente avec l'échec. Quand un casting ne se passe pas comme on espérait, ce n'est plus une défaite — c'est une information. Ce rôle, ce projet, ce réalisateur : pas pour moi, pas maintenant. Et ça libère.

Aujourd'hui, j'organise mes propres sessions pour d'autres acteurs. Pas pour transmettre une méthode, mais pour créer les conditions dans lesquelles quelque chose d'inattendu peut arriver. C'est tout ce qu'un bon atelier peut faire — ouvrir la porte. Ce qu'on en fait ensuite, c'est notre affaire.

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